PSEUDARTHROSE DIAPHYSAIRES DE JAMBE DE L’ADULTE TRAITEES CHIRUGICALEMENT

Impétrant : Docteur ZE Moise Martial

Titre : PSEUDARTHROSE DIAPHYSAIRES DE JAMBE DE L’ADULTE TRAITEES CHIRUGICALEMENT

Membres du jury :

Directeur de thèse : Pr  A. WALLA                   

Co-directeur

Juges : MCA E. KPELAO/MCA B. TCHANGAI                       

Président du jury : Pr T. DARRE                             

Résumé :

But du travail :

– Décrire les aspects épidémiologiques des PSA post-traumatiques de jambe chez l’adulte.

– Identifier les facteurs de risques de survenue des PSA de jambe post-traumatiques chez l’adulte.

– Décrire les techniques opératoires utilisées dans notre contexte et leurs résultats fonctionnels

Matériel et Méthodes :

Il s’agit d’une étude rétrospective et prospective de 05 ans entre le 01/01/2014 et le 31/12/2019, multicentrique et multi-opérateur colligé au CHU CAMPUS de LOME, au CH Saint Jean de Dieu d’AFAGNA et CCL de LOME, portant sur 41 patients. Les données épidémiologiques, cliniques et radiologiques de chaque patient ont été recueillies par une fiche d’enquête. L’analyse statistique a été effectuée à l’aide du logiciel EPI Info7.1.0.6(CDC Atlanta 2012).Les questionnaires remplis ont été vérifiés pour leur complétude et leur cohérence avant la saisie. Les données ont été ensuite saisies à l’aide du logiciel Epidata 3.1. L’évaluation des résultats fonctionnels et radiologiques sont fait selon le score d’ASAMI.

Résultats :

Au total, notre étude a permis de recenser 41 patients dont l’âge moyen était de 38 ans (avec des âges extrêmes de18 et 69ans), sans emploi à 41,5%, avec une prédominance masculine de 78%. Les facteurs de risque retrouvés ont été le tabagisme, la séropositivité au VIH, l’obésité et l’alcoolisme chronique. Les circonstances de survenue des lésions initiales étaient les AVP à 97,6% et le reste constitué des accidents de travail. Initialement les lésions étaient majoritairement ouvertes à 61%, siégeaient au 1/3 distal de la jambe 70,9%. Sur le plan radiologique les fractures initiales étaient des lésions associées à 36,58%. La prise en charge initiale a connu un retard avec une La majorité des patients opérés initialement ont été opérés par des résidents (38,9%) ou grand nombre a fait l’objet d’un traitement rebouteux (17,8%). Le diagnostic de la PSA a permis de retrouver sur le plan infectieux 46,3% de PSA septique,53,7% PSA atrophiques et 12,2% de PSA eutrophiques. Le 1/3 des patients a été opéré au moins (23,63%) et la plaque vissée (16,37%). Les techniques de stimulations osseuses utilisées étaient les Décortication Ostéo-musculaire Musculaire (36,2%), Greffe Osseuse (3,45%) et le Greffe intertibio-péronnière (3,45%6). Ces techniques de stimulation osseuse étaient utilisées seules ou en association selon les cas. L’évolution a été favorable après 24 mois de suivi avec un taux de guérison radio-clinique évalué à85.37%. Le score ASAMI fonctionnel jugé excellent et bon à 74,1%. Cependant nous déplorons 02 amputations et 04 patients ayant une persistance de PSA après 24 mois de suivi.

Conclusion :

La PSA post traumatique de jambe est une complication grave, redoutée et invalidante des fractures de jambe, pour éviter sa survenue il vaut mieux prendre en charge de manière adéquate et efficiente les lésions traumatiques ; cela passe par une bonne identification des facteurs de risques, l’application d’un traitement adéquat et d’un bon suivi. La cure de la PSA de jambe lorsqu’elle est bien conduite donne des résultats excellents.

 

Mots clés : Pseudarthrose-jambe-aseptique-septique-cure