PSEUDARTHROSE DE LA DIAPHYSE FEMORALE ETIOLOGIES, LESIONS, TRAITEMENT ET RESULTATS

Impétrant : Dr DJOUATSA TONFACK Clément Auguste

Titre : PSEUDARTHROSE DE LA DIAPHYSE FEMORALE ETIOLOGIES, LESIONS, TRAITEMENT ET RESULTATS

Membres du jury :

Directeur de thèse : Pr I. KASSEGNE                        

Co-directeur : Dr N. KOMBATE                     

Juges : MCA E. KPELAO/ MCA B.TCHANGAI                      

Président du jury : Pr A. WALLA             

Résumé :

But :

ce travail étudiant les pseudarthroses de la diaphyse fémorale et se propose de:

  • Répertorier les étiologies de la pseudarthrose
  • Analyser la prise ne charge thérapeutique et les résultats.

Matériel et Méthode :

il s’agit d’une étude rétrospective multicentrique ayant porté sur 52 dossiers de patients présentant une pseudarthrose de la diaphyse fémorale reçu et traités dans les services de chirurgie de traumatologie orthopédie du CHU Sylvanius Olympio, de I’HSJD et de la clinique chirurgicale de Lomé entre 01 janvier 2015 et 31décembre 2019. L’évaluation des résultats c’est fait selon les critères clinique et radiologique en utilisant le score d’ASAMI

Résultats :

Au total, 52 dossiers ont été colligés dont 46(88,5%) cas de pseudarthroses aseptiques et 6 (11,5%) cas de pseudarthroses septiques.

L’âge moyen était de 41 ans (avec des extrêmes entre 23 ans et 70 ans). La prédominance masculine est classique avec un sexe ratio de 2,46. Les circonstances étiologiques ont été dominées par les accidents routier à l’origine de 45 (86,5%) cas de fracture fermée et 7(13,5%) cas de fracture ouverte. le traitement initial était représenté par 39(75%) de traitement chirurgical, 12(23%) de traitement traditionnel et 1(2%) de traitement orthopédique. L’étiologie de l’échec du traitement initial était surtout dominé par une instabilité foyer de fracture 24(46,1%) cas, un dépériostage dans 24(46,1%) une rupture d’implant 10(19,2%) cas, une infection 6 (11,5%). Lors de la cure de PSA, il avait été réalisé : décortication plus greffe autologue plus ostéosynthèse17(34%)cas, décortication plus ostéosynthèse 14(28)cas, greffe autologue plus ostéosynthèse 15(30%), greffe autologue plus greffe synthétique plus ostéosynthèse 2( 4%) cas, technique de Masquelet plus greffe autologue plus greffe synthétique plus allogreffe plus ostéosynthèse 1(2%)cas, technique de Masquelet plus greffe autologue plus greffe synthétique plus ostéosynthèse 1(2%)cas. L’ostéosynthèse était représenté par :  I’enclouage centromédullaire《ECM»38(76%) cas, un clou cervico-diaphysaire 4(8%) cas, une plaque vissé 7 (14%) cas, fixateur externe 1(2%) cas ,ces traitements réalisés avaient permis d’obtenir un taux de consolidation de 92%. Les séquelles étaient constituées par le raccourcissement et la raideur du genou.

Conclusion :

La pseudarthrose est une complication redoutable défi en chirurgie traumatologie. La décortication ostéopériosté associée à une greffe osseuse favorise l’ostéogenèse et la consolidation osseuse. Les pseudarthroses septiques posent des difficultés thérapeutiques et la reconstruction commence après assèchement du foyer. Le véritable traitement de la PSA passe par une prise en charge correcte de la fracture initiale (ostéosynthèse rigide) sans oublier l’intérêt de la prévention des AVP qui parait un élément primordial, permettant de diminuer l’incidence des fractures de la diaphyse fémorale.